Page 5 - Œufs de Fabergé
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En 1890, le tsarévitch Nicolas embarque pour une grande expédition de 10 mois en
Orient. Il offre tant de créations Fabergé à ses hôtes successifs qu’on doit lui expédier de
nouvelles pièces en urgence ! La Cour de Siam, actuelle Thaïlande, manifeste un vif
intérêt et devient par la suite l’un des principaux clients de Fabergé. Pour son œuf de
Pâques de 1891, Fabergé choisit de commémorer le périple du prince héritier. La coquille
est faite d’héliotrope, une pierre vert sombre suggérant la profondeur de l’océan et sur
laquelle sont appliquées des volutes d’or sertis de diamants. Lorsqu’on l’ouvre se dévoile,
posée sur une plaque d’aigue-marine, une réplique exacte en or du navire sur lequel
navigua Nicolas.
La maison Fabergé : innovation et savoir-faire
En 1900, la maison Fabergé s’installe dans de nouveaux locaux plus spacieux, toujours à
proximité du Palais d’Hiver. Ils comprennent appartements privés, magasins et ateliers
nécessaires à la production de milliers d’objets chaque année. Fabrication rendue
possible grâce à 300 orfèvres, émailleurs et lapidaires qui travaillent sous un même toit.
S’il ne réalise plus rien lui-même à cette époque, Carl Fabergé intervient dans la création
et la conception de chaque pièce et chapeaute les maîtres d’ateliers, qui dirigent à leur
tour les artisans placés sous leurs ordres. Très en avance sur son temps, Carl trouve une
façon novatrice de motiver ses maîtres d’ateliers : chacun est autorisé à créer sa propre
petite société, regroupée sous le nom de la maison mère ! Et sur certains objets, ils ont
le droit d’apposer leur poinçon à côté de celui du maître.
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