Page 9 - Œufs de Fabergé
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‘‘Ceci n’est plus la vie’’ : les derniers mots de Carl
Fabergé
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La Russie du début du 20 siècle reste un pays profondément inégalitaire. Une part
importante de la population vit dans une extrême pauvreté et les gens meurent de
froid dans les rues. Une petite élite fabuleusement riche vit sans se soucier du
lendemain.
En 1914, Fabergé réalise l’un de ses derniers œufs, L’Œuf aux mosaïques : il témoigne
d’une excellence qui en fait l’un des plus beaux des 50 œufs impériaux réalisés au total.
Cette même année, la Russie commence à subir des revers et Fabergé à perdre ses
employés, mobilisés au combat et rapidement tués car sachant à peine manier un fusil.
La population est vite accablée ; les salaires sont en chute libre, les sans-abris meurent
de faim et de froid. Le couple impérial, détaché de son peuple, continue à vivre dans
un conte de fée… jusqu’à l’abdication de Nicolas II en février 1917.
Le tsar et sa famille sont exécutés dans le sous-sol d’une maison à Ekaterinbourg. Le
monde impérial disparaît, et avec lui la maison Fabergé fermée par les bolchevik. La
datcha de Fabergé à proximité de Saint-Pétersbourg est vandalisée à plusieurs reprises.
Carl trouve refuge avec sa famille à Lausanne et meurt à 74 ans le cœur brisé, en
murmurant : ‘‘Ceci n’est plus la vie.’’
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