MOTS-CLES DE LA NATIVITE

    MOTS-CLES DE LA NATIVITE

    Noël, célèbre avant tout, pour les Chrétiens, la naissance de Jésus, qui n’est pas né ce jour-là !  Il est synonyme de festivités et plébiscité par les petits et les grands.

    L’ETOILE…
    Un signe qui s’explique

    Il est fait référence dans l’Evangile de Matthieu de l’apparition de cette étoile dite de Bethléem ou de Noël, qui guida les mages jusqu’à Jésus qui venait de naître…

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    A-t-elle vraiment existé ?

    Selon les calculs des astronomes, il y a bien eu une conjonction particulière à trois reprises au moment de la naissance de Jésus, établie sous le règne d’Hérode Ier le Grand (mort en -4 avant notre ère) : entre le 29 mai et le 9 juin, entre le 26 septembre et le 3 octobre, et entre le 5 et le 15 décembre de l’an -7 avant notre ère.

    Ce qui permettrait aux scientifiques de dater la naissance de Jésus en -7, tandis que les historiens la situe plutôt entre -5 ou -6.

    MINUIT…
    Top départ du jour nouveau

    Si la messe de Noël s’appelle aussi messe de Minuit, c’est cet instant clé qui marque l’arrivée d’un nouveau jour.

    C’est le Pape Grégoire 1er le Grand, au 6e siècle, qui inaugura cette tradition du milieu de la nuit pour marquer la venue au monde de Jésus. C’était alors, la première des trois messes successives de Noël, rendues célèbres par Alphonse Daudet dans ‘‘Le curé de Cucugnan’’ qui trop pressé de passer à table, a célébré ces trois messes à toute vitesse !

    Ces trois offices distincts puis groupés, avaient aussi pour nom, messe des Anges à minuit, messe des Bergers à l’aube et messe du Verbe, le jour.

    Une première mondiale fut la retransmission télévisée de cette messe de Minuit en direct de Notre-Dame en 1948.

    LE 25 DECEMBRE…
    Depuis l’an 354

    Pourquoi fête-t-on la naissance de Jésus le 25 décembre, alors que rien n’est dit dans les Evangiles sur la date exacte ?

    C’est le pape Liberus qui en a décidé ainsi en l’an 354 ; un choix motivé par l’existence, avant même l’ère chrétienne, de fêtes très populaires chez les Romains, les Saturnales.

    Ces fêtes en l’honneur de Saturne, dieu des semailles et de la fertilité, qui se déroulaient en décembre et se clôturaient le 25, célébraient le solstice d’hiver, moment où les jours commencent à rallonger et où le soleil renaît. C‘est ce moment que la communauté chrétienne a jugé favorable pour fêter officiellement la naissance de Jésus et ainsi l’associer au soleil, à l’espoir, à la victoire de la vie sur la mort.

    La date réelle du solstice est le 21 décembre, mais le calendrier julien (établi par Jules César en – 46) l’avait fixé au 25 décembre.

    LA CRECHE…
    D’abord une mangeoire

    Une crèche désignait une mangeoire où l’on mettait la nourriture pour les animaux de l’étable.

    Par association, le terme crèche a ensuite représenté l’étable elle-même, puis la scène de la Nativité.

    Crèche œuf péruvienne

    Selon l’évangile de Luc, c’est là que Marie a déposé Jésus nouveau-né après l’avoir emmailloté.

    Suite du texte en haut à droite

    Au 12e siècle, c’est François d’Assise qui créa la première crèche vivante dans une grotte en Italie ; l’âne et le bœuf non cités dans les évangiles y sont représentés sans doute comme symboles de l’humilité liée à la naissance du Christ.

    C’est au 16e siècle que les crèches en modèles réduits apparurent dans les églises.

    En France, la Révolution les interdit dans les lieux publics ; elles sont alors installées dans les foyers familiaux.

    Au 19e siècle, s’ajouteront à la Sainte Famille, aux mages et aux bergers, les santons de Provence. Certaines villes ou villages, en France ou par le monde, organisent des expositions de crèches au moment de Noël, comme à Oingt et à Boucieu-le-Roi en Ardèche.

    Crèche miniature africaine

    LES MAGES…
    Pas forcément rois

    Rien n’indique, dans l’évangile de Matthieu, que ceux guidés par l’étoile et venus se prosterner devant Jésus, nouveau-né, étaient rois, ni forcément trois.

    C’est la richesse des présents évoqués par l’évangéliste qui sont à l’origine de la tradition populaire. Ces cadeaux sont lourds de sens : l’or symbolisant la puissance, la divinité pour l’encens et l’humanité pour la myrrhe.

    C’est vers le 6e siècle, qu’apparait pour la première fois dans un manuscrit, le nom de mages, Gaspard, Balthazar et Melchior ; ils étaient certainement des astronomes et philosophes perses (Irak) ; au fil du temps, ils ont symbolisé les trois âges de la vie.

    Adoration des Mages, deuxième triptyque de l’église Notre-Dame de l’Assomption à La Tour-du-Pin (38)
    Réalisé par Jean-Marie Pirot, dit Arcabas (1926-2018)

    Texte proposé par Claudine Proriol
    Source : Magazine Notre Temps Jeux

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