L’ASSOMPTION ET JOUR FERIE

    L’ASSOMPTION ET JOUR FERIE
    SES ORIGINES ET SON HISTOIRE

    Le 15 Août est l’un des 11 jours légalement fériés, mais c’est avant tout une des grandes fêtes chrétiennes, la fête de l’Assomption.

    Elle célèbre Marie, mère de Jésus-Christ ; pour les Orthodoxes, il s’agit de sa ‘‘Dormition[1]’’, depuis le 5e siècle, quand les Catholiques parlent ‘‘d’Assomption[2]’’ signifiant que celle qui a donné naissance au Christ ne passe pas de la vie à la mort mais immédiatement dans l’éternité, parce qu’elle est la mère du Christ qui est la vie.  Marie est le modèle de l’humanité à suivre, explique Jean-François Colosimo[3], historien des religions.

    L’Assomption et la Dormition, deux termes employés pour désigner un même évènement, sont néanmoins dotés de deux iconographies radicalement différentes.

    Dans la tradition catholique (cf. photo de gauche, tableau de Pierre Paul Rubens), c’est une Marie radieuse et pleine de vie qui monte aux cieux, corps et âme ; dans la tradition orthodoxe (cf. photo de droite, icône arménienne), le Christ en personne récupère l’âme de sa mère décédée, figurée sous la forme d’un nouveau-né emmailloté de langes.


    [1] La Dormition, c’est à dire le « sommeil » de la vierge et l’élévation de l’âme seule ; c’est la représentation des icônes.
    [2] L’Assomption est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel.
    [3] Théologien orthodoxe, historien, éditeur, documentariste et essayiste français, né en 1960. Il est le directeur général des éditions du Cerf depuis 2013.

    Aujourd’hui, pour bon nombre de Français, c’est un jour férié. Même les Catholiques ne savent pas toujours ce que représente l’Assomption, comment elle a vu le jour et comment elle a traversé les temps.

    1. Le culte de la Vierge Marie, un souvenir des origines

    Isis allaitant Harpocrate

    Ce culte ne s’imposa pas tout de suite dans le christianisme mais on y retrouve bien des aspects de cultes antérieurs. Le culte d’une déesse vierge remonte à l’Antiquité grecque.

    Au-delà des cultes proprement gréco-romains, il y a aussi les cultes orientaux importés à Rome et qui ont un grand succès dans le monde romain de l’époque impériale.

    La première célébrée fut Cybèle, la « Magna Mater », ou Grande Mère ou Mère des dieux, dont le culte se célébrait dans le palais impérial même et à laquelle étaient attachés nombre de Romains ayant séjourné en Orient.

    Mais surtout, il y a la déesse égyptienne Isis, dont le culte se répandit dans tout l’Empire à l’époque impériale (3e siècle avant J.C.).

    La Maestà, Vierge et l’Enfant en majesté
    1280, musée du Louvre, Paris

    C’est Isis en tant que mère d’Harpocrate (version grecque d’Horus) qui a le plus marqué l’image naissante de la Vierge Marie, à tel point que pour les périodes les plus anciennes on a parfois du mal à savoir si la représentation est celle d’Isis ou de la Vierge.

    Ainsi, Isis allaitant son fils sera indiscutablement le prototype de l’iconographie de la Vierge à l’Enfant ; cette déesse antique, très populaire dans tout l’empire romain, fut celle dont le culte survécut le plus longtemps au Christianisme.

    La Maestà, Vierge et l’Enfant en majesté (huile sur bois de 1280, exposée au musée du Louvre à Paris) illustre cette reprise de l’iconographie des déesses antiques. La Vierge Marie correspond aux déesses vierges mais aussi aux déesses mères comme Isis, Cybèle, Déméter.

    Ces cultes étaient en concurrence avec le Christianisme naissant. Rien de surprenant, dès lors, à ce que le Christianisme ait assimilé des éléments non chrétiens pour convaincre les fidèles, ou que les fidèles aient continué à honorer leurs anciennes divinités à travers des images chrétiennes.

    2. Le 15 août, une fête dont la tradition est héritée de l’Église d’Orient

    • Marie est célébrée dans les Eglises chrétiennes

    Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place essentielle à Marie (également connue sous les noms de Marie de Nazareth, Sainte Vierge, Sainte Marie, Vierge-Marie, « Immaculée Conception », Notre-Dame, Mère de Jésus, Mère de Dieu).

    Dans ces deux Eglises, Marie, fille juive de Judée et la mère de Jésus de Nazareth, est l’objet d’un culte particulier, le culte d’hyperdulie qui est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie).

    Les 4 Evangiles reconnus comme authentiques par le Christianisme ne lui accordent pas tous la même importance.

    • C’est celui de Luc qui en parle le plus, évoquant l’Annonciation et la naissance miraculeuse de Jean-Baptiste et Jésus, et l’associant à l’enfance du Christ.
    • Dans l’Évangile selon Marc, rédigé vers l’an 70, Marie est nommée par référence à son fils: « Celui-là, n’est-il pas le charpentier, fils de Marie ? ».
    • Celui de Jean l’associe aux noces de Cana et à la Crucifixion, « Femme, voici ton fils »
      « Voici ta mère »
      selon les mots du Christ.
    • Enfin, celui de Matthieu lui donne un rôle secondaire, se contentant de préciser qu’elle est fécondée par l’Esprit-Saint.

    En réalité, l’essentiel des éléments du culte de la Vierge vient d’écrits apocryphes et des légendes, en particulier du Protévangile de Jacques, intitulé à l’origine Nativité de Marie. Révélation de Jacques ou Évangile de Jacques, un écrit de la moitié du 2e siècle, qui donne aussi les noms du père et de la mère de Marie.

    Comme pour son fils Jésus, l’historicité de Marie est difficilement accessible.

    Les textes du Nouveau Testament ne disent rien sur la mort de Marie, ils n’indiquent pas le lieu de sa mort, ni où elle a achevé sa vie terrestre.

    Il existe deux traditions :

    • D’après l’une, le lieu de la mort de la Vierge Marie serait à Jérusalem et le lieu de son tombeau est localisé dans la vallée du Cédron.
    • D’après l’autre, le lieu de la mort de la Vierge Marie serait à Éphèse auprès de saint Jean
      à qui le Christ, sur la croix, avait confié Marie – (apocryphe du 4e siècle, « Le livre de Jean »).

    C’est à Éphèse en 431, que le 3ème concile œcuménique a proclamé la maternité divine de Marie, Théotokos ou celle qui a mis Dieu au monde. Le concile a eu lieu dans l’unique église placée à l’époque, au 5e siècle, sous l’invocation de la Vierge Marie.

    Malgré la discrétion des Évangiles, les premiers chrétiens n’ont pas mis longtemps à réfléchir à la place de Marie dans leur foi. Ils ont rapidement voulu célébrer ses derniers moments, comme ils le faisaient pour honorer leurs saints. En effet, ils avaient pris l’habitude de se réunir au jour anniversaire de leur mort (jour de leur vraie naissance…au ciel).

    Une intuition qui sera ensuite approfondie par les Pères de l’Église, en particulier saint Jean Damascène.

    • En Orient

    Au 6e siècle déjà, la fête de la Dormition est célébrée vers la mi-janvier.

    Cette fête est née à Jérusalem, l’origine précise de la fête du 15 août tient peut-être à la consécration au 6e siècle d’une église dédiée à Marie à Gethsémani, à côté de Jérusalem, là où certaines traditions affirmaient que la Vierge avait fini sa vie terrestre.

    Plus tard, la fête est étendue à tout l’empire par l’empereur Maurice (582 – 602) qui la fixe définitivement au 15 août, sous le nom de Dormition (Koimelis) de la Vierge Marie.

    Ainsi en Orient, elle a toujours été célébrée le 15 août, et a toujours depuis revêtu une importance particulière : l’année liturgique s’ouvre quasiment avec le 8 septembre – fête de la naissance de Marie – et s’achève le 15 août, fête de son retour à Dieu. Toute l’année liturgique est ainsi placée sous le patronage de Marie.

    • En Occident

    Comme souvent à cette époque, l’Eglise de Rome est en retard sur l’Eglise de Constantinople. « On est sûr que la fête de l’Assomption n’y était pas célébrée sous Grégoire le Grand (mort en 604) mais qu’elle l’était en 690 ».

    Selon les historiens, c’est Grégoire de Tours[1], qui vers 594 fut le premier à mentionner les derniers jours de Marie, s’appuyant sur des textes (peut être en provenance d’Egypte ?) datant du siècle précédent.

    La fête est arrivée à Rome au 7e siècle, grâce au pape Théodore (642-649), lui-même originaire de Constantinople.

    A Rome, elle porte d’abord le nom de Dormition de Marie, puis le nom d’Assomption (en 770).

    Elle est citée sous ce nom en 813 par le Concile de Mayence parmi les fêtes d’obligation.  Les capitulaires de l’empereur Louis le Débonnaire, de l’an 817, mettent le jour de l’Assomption au 15 août, et dès le début du 10e siècle, elle fut presque partout célébrée le jour du 15 août.

    La doctrine de l’Assomption de Marie a été confirmée par le grand théologien du 13e siècle, Thomas d’Aquin.

    A compter du début du Moyen Age, Marie accède à une popularité immense au sein de la Chrétienté. Des ‘‘Notre-Dame’’ s’érigent partout, comme autant d’hommages de pierres (Aix-la-Chapelle, Chartres, Paris…), on vénère ses reliques (comme le soulier de la Vierge offert par Charlemagne à Soissons ; voile de Chartres ; chasuble offerte par la Vierge à San Ildefonso de Tolède[2]). Icônes, vitraux et tableaux témoignent en sa faveur, et elle suscite une impressionnante dévotion.

    Le culte marial a longtemps été une tradition populaire, avant d’être fixé par l’Église.

    La fête était accompagnée d’une procession nocturne, supprimée par le pape Pie V (en 1566), à cause des nombreux abus qui l’entouraient.

    Elle fut aussi longtemps précédée d’un jeûne et, en différents diocèses de l’Europe du Sud, elle pouvait être le temps de la bénédiction du fourrage et de l’offrande des premières récoltes.


    [1], Georges Florent Grégoire, évêque de Tours, historien de l’Église et des Francs avec son Histoire des Francs.
    [2] Selon la légende, La Vierge serait descendue du ciel et lui aurait imposé une chasuble.

    Suite du texte en haut à droite

    • Le 15 août, une fête en France et dans le monde entier avant d’être un dogme

    En effet, les origines de l’Assomption ne reposent sur aucun texte reconnu des premiers temps de l’Église. Cette fête n’a été proclamée comme conforme à la foi par l’Église que plus tard.

    • En 1637, le roi Louis XIII, très pieux, désirant un héritier consacre la France à la Vierge Marie sous le titre de son Assomption et demande à ses sujets de faire tous les 15 août une procession dans chaque paroisse afin d’avoir un fils.
      Comme un fils, Louis-Dieudonné (« donné par Dieu »), le futur Louis XIV, naît en 1638, la fête célébrée par le vœu de Louis XIII prend cette année une importance particulière en France ; le 15 août devient fête nationale et un jour férié. La Vierge Marie devient la protectrice et patronne de la France, patronage confirmé par le Pape Pie XI (2 mars 1922). Ce vœu avait été renouvelé, en 1738, par Louis XV.
      Cette action donne un coup de fouet à cette célébration qui ne se dément pas jusqu’à ce que la Révolution de 1789 remette en cause les fêtes liturgiques et interdise les processions.
    • En 1806, l’empereur Napoléon Ier voulut avoir son jour de fête. Par un décret impérial du 19 février 1806, il imposa la célébration de Saint-Napoléon le 15 août, (Santo-Napolis aurait été un martyre du 4e siècle ?).
      Comme par hasard, c’était aussi la date de son anniversaire (15 août 1769). Ce sera également le jour du rétablissement de la religion catholique en France.
    • Par un décret du 16 février 1852, le prince président Louis-Napoléon Bonaparte, remplaça toutes les fêtes civiques de la Seconde République par une fête nationale annuelle unique, le 15 août, la Saint-Napoléon, dite encore fête de l’Empereur.

    Le vœu de Louis XIII – Peinture d’Ingres

    Début de procession à Chacas (Pérou)

    Cette fête de l’Empereur sera définitivement remplacée le 21 mai 1880, par le 14 Juillet. Aujourd’hui, seule la ville d’Ajaccio continue à célébrer ce jour-là, l’enfant du pays.

    Le 15 août redevient alors une fête mariale où les Catholiques y célèbrent l’Assomption de la Vierge Marie. La République française reconnait la fête de l’Assomption comme un jour férié (et non chômé, il est donc possible de travailler ce jour-là contre une compensation financière).

    En effet, la majorité des Français était alors catholique, ce jour férié leur assurait d’être libérés de tout travail pour participer aux cérémonies religieuses.

    Quand en 1905, se vote la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, on ne revint pas sur la fête du 15 août.

    • Les processions sont traditionnellement suivies et donnent souvent lieu à des festivités, feux d’artifices, etc., comme à Biarritz ou Chartres.
    • Celle de Paris se tient depuis quelques années dans un bateau sur la Seine, où l’on sort la statue d’argent de la Vierge conservée à Notre-Dame.

    Le pèlerinage fluvial se fait toujours la veille le 14 août. Plusieurs bateaux descendent la Seine pour ensuite remonter du côté sud de l’île de la Cité, les pèlerins ont des bougies entre les mains.

    Lors de ces processions ou en conclusion de celles-ci, souvent est dite une prière pour la France.

    Le sanctuaire de Lourdes connaît alors ses plus grandes heures d’affluence.

    • En Belgique, le 15 août en Outremeuse (vers Liège) débute par une procession et trois jours de festivités.
    • En Espagne, les fêtes se déroulent partout pendant une semaine. C’est à Elche, très particulièrement qu’a lieu une fête très ancienne avec la représentation dans sa basilique du grandiose Mystère d’Elche[1]. Pas moins de 1.200 fêtes patronales sont organisées dans tout le pays.
    • Des pèlerinages ont également lieu comme en Pologne à Częstochowa, en Croatie à Proložac, etc.
    • Des processions suivies par de grandes foules se tiennent encore en Italie, notamment en Calabre et en Sicile (à Palerme, Messine, Novara di Sicilia), en Amérique latine, aux Philippines, et en Afrique.
    • Le 15 août est la date de la fête nationale de l’Acadie. Marie est un des symboles de l’Acadie.

    [1] Représentation théâtrale (un mystère) donnée les 14 et 15 août de chaque année depuis le Moyen Age ; on y met en scène la Mort, l’Assomption et le Couronnement de la Vierge Marie. Le Mystère d’Elche est Patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis le 18 mai 2001.

    La fête de l’Assomption de Marie à Novara di Sicilia en août.

    • En 1854, la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception[1] (croyance qui existait déjà chez les Pères de l’Eglise au 4e siècle) entraîne de nombreuses pétitions à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l’Assomption. « De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront en ce sens. Face à ces demandes répétées, Pie XII demande aux évêques du monde de se prononcer. 90 % des évêques y sont favorables. 10 % des évêques s’interrogent sur l’opportunité d’une telle déclaration ».
    • Le 19e siècle est un grand siècle marial nourri par de nombreuses apparitions. Celles de Lourdes à Bernadette Soubirous ont eu lieu en 1858, quatre ans après la proclamation solennelle du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX.
    • Le 1er novembre 1950, le pape Pie XII officialise la fête mariale qui existe depuis quatorze siècles en proclamant que l’Assomption doit être désormais considérée comme un dogme de foi divinement révélé par Dieu (dernier dogme en date dans l’histoire de l’Eglise catholique) ; Marie est conçue sans péché et est donc préservée de la corruption du corps. L’Assomption prend donc appui sur l’Immaculée Conception.
    • Des célébrations grandioses ont accompagné la proclamation du dogme de l’Assomption.
      La fête exprime cette croyance  : chaque 15 août, les Chrétiens célèbrent à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.
    • Le 21 novembre 1964 : pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, un concile (Vatican II) achève de fixer et valoriser le culte marial. Marie détient alors le double statut de mère et de fille de l’Église.
    • Le pape Jean-Paul II consacre une Encyclique à la Vierge Marie (en 1987). Cette Encyclique, inspirée par une volonté œcuménique, souligne le rôle de Marie dans la démarche de foi de l’Église et des Chrétiens. « Dans l’Église d’alors et de toujours, Marie a été et demeure avant tout celle qui est heureuse parce qu’elle a cru : elle a cru la première ».
    • Le 15 août, jour de la célébration de l’Assomption, est aussi férié dans de nombreux pays de tradition catholique ; une quarantaine de pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique latine. Entre messes, processions, concerts, foires et bals, les rites religieux se mêlent aux loisirs populaires et augurent une grande journée festive.

    Cependant, seule l’Église Catholique a reconnu et inscrit l’assomption dans ses dogmes (affirmation fondamentale et incontestable), ce qui n’empêche pas l’Église Orthodoxe de fêter le 15 août avec la même ferveur, la Dormition de Marie faisant d’ailleurs partie des 12 grandes fêtes orthodoxes.

    Les pays de tradition protestante, comme l’Angleterre, l’Allemagne et les Etats Unis, ne reconnaissent pas cet évènement (faute de texte scripturaire, les Protestants nient l’Assomption de Marie qui, après la naissance de Jésus, aurait mené une vie terrestre normale).


    [1] Le dogme de l’immaculée conception n’est pas relatif à la conception virginale du Christ mais au fait que Marie, dès sa conception, soit préservée de tout péché.

    3. Pourquoi le choix du 15 août ?

    Il convient de préciser que la fête de l’Assomption, à l’instar de nombreuses célébrations chrétiennes, tire vraisemblablement ses racines d’une cérémonie païenne.

    Comme vu précédemment, dans l’Europe préromaine et en Orient, depuis le Néolithique, existaient des cultes très vivaces aux déesses mères, à la fois symboles de fécondité et protectrices. Là encore, le culte de la Vierge est venu se superposer aux cultes plus anciens.

    Le choix du 15 août, Jean-François Colosimo propose et détaille sa réponse :

    « Si l’Eglise a fixé la date au cœur de l’été, c’est parce qu’elle est la fête du temps des moissons, la fête du temps où l’on s’arrête, où il y a un point d’équilibre entre le printemps et l’hiver. Le soleil est à son zénith, les fruits sont abondants, la fécondité est à son maximum. Tout cela symbolise Marie« .

    Texte proposé par Solange Bouvier