AU COEUR DE LA SAINT VALENTIN, ORIGINES, LEGENDES ET TRADITIONS

    La Saint-Valentin, célébrée le 14 février, est considérée à divers endroits dans le monde comme la grande fête des amoureux pour les uns, comme un événement commercial provenant du monde anglo-saxon, pour d’autres.

    Il est légitime de se poser la question du choix de cette date, du lien avec saint Valentin et qui était ce saint de l’Eglise catholique.

    I – LES ORIGINES, DES LUPERCALES ROMAINES A LA SAINT-VALENTIN

    Il semble que la Saint-Valentin n’a pas vraiment d’origine unique et pourrait bien être le fruit de différents facteurs historiques et symboliques.

    De nombreuses fêtes du calendrier chrétien ont été instaurées à des dates qui, à l’époque païenne, étaient déjà célébrées par les populations.

    • Une fête païenne de la Rome antique… loin du romantisme

    La tradition de la Saint-Valentin pourrait trouver son origine dans le rituel des Lupercales, dans l’antiquité romaine.

    Mosaïque Faunus Lupercus

    Avant que Rome n’existe, les Grecs célébraient déjà la fête des loups, « Lukéia », dont découlera les Lupercales.

    Prenant place au milieu du mois de février, entre le 13 et le 15 février et consacrée au dieu Lupercus, également appelé Faunus ou encore Pan chez les Grecs, divinité de la fertilité et défenseur des troupeaux contre les loups et ayant un aspect mi-homme, mi-bouc, cette fête est l’une des plus importantes du calendrier romain.

    Les Lupercales, qui se tenaient quinze jours avant les calendes de mars, associaient en une même cérémonie le dieu Lupercus et la louve nourricière, divinisée en Dea Luperca.

    La fête se déroulait en trois étapes : sacrifice, course et loterie amoureuse.

    12 prêtres luperques[1] sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte de Lupercal au pied du Mont Palatin, là où la louve aurait allaité Romulus et Rémus, en souvenir de Romulus qui avait tracé, jadis, l’enceinte de la ville en creusant un sillon avec une charrue, autour de ce mont.


    [1] Les Luperques sont réunis au sein d’un collège qui rassemble les fils descendants des plus anciennes familles fondatrices de Rome.


    Un rituel était officié par un prêtre sacrificateur qui tailladait le front de deux jeunes hommes pour que le sang versé soit mélangé à du lait.

    L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques qui suivait le rituel : les prêtres de Faunus, demi nus et couverts seulement de la peau des chèvres ou des boucs sacrifiés, faisaient le tour du Mont Palatin pour purifier l’ancien site, puis se répandaient dans la ville en riant et en buvant.

    Enivrés, ils couraient dans les rues avec des lambeaux de peaux des bêtes, avec lesquels ils touchaient les passants.

    Pour une jeune femme, être touchée devait lui assurer d’être féconde, d’avoir une grossesse heureuse et faciliter la montée de lait. Le bouc était réputé être l’animal symbolisant la luxure par excellence.

    Avant le banquet final, chaque jeune fille inscrivait son nom sur un parchemin qu’elle déposait dans une grande jarre, puis, chaque jeune garçon tirait au sort le nom de la jeune fille qui devait rester avec lui pendant tout ce banquet, voire plus, c’était une sorte de loterie amoureuse. La suite est facile à deviner… Parfois, les jeunes gens tombaient amoureux et se mariaient…

    Il s’agissait d’une fête de la fertilité et de la purification, destinée à assurer la prospérité, des cultures, des troupeaux et des femmes romaines !

    • Quand l’Eglise s’en mêle et instaure la Saint-Valentin, le 14 février

    Les hauts dignitaires de l’Eglise détestaient cette fête païenne des Lupercales ; ce culte à la fertilité, cet étalage public de nudité et de débauche.

    Les papes successifs tentèrent de la faire disparaître, mais en vain.

    Tout change en 492, avec l’élection du pape Gélase Ier, réformateur et pieux. Il souhaite définir un code de comportements irréprochables et commence par interdire à tout chrétien de participer à ces débauches.

    En 495, pour faire diversion, Gélase Ier décide de fêter un saint, la veille des célébrations païennes pour les absorber dans la religion chrétienne tout en les corrigeant. Ce sera donc le 14 février, jour de trois saints martyrs appelés Valentin.

    L’objectif était de combattre ces rites païens tout en donnant du sens à des pratiques rituelles liées au cycle de la nature.

    En effet, en faisant de ce saint le protecteur des couples à la date du 14 février, l’Eglise encouragea la célébration de l’amour au moment des prémices du printemps tout en combattant la fête païenne des Lupercales qui avait lieu à la même période.

    Ainsi, pour remplacer la fête païenne on instaura tout à la fois une fête de la purification (la Chandeleur) et une fête de l’amour et de la fécondité (la Saint-Valentin).

    Aparté :

    Malgré tout, la fête païenne s’organisait en cachette et proposait de nouveaux rituels.

    Le 14 février, les femmes célibataires se cachaient aux alentours de leur village et les jeunes hommes partaient à leur recherche. Lorsqu’un homme en découvrait une, il devait la marier dans l’année.

    Même les hommes mariés participaient à cette course pour tenter de retrouver ‘‘la plus belle fille du village’’ et trouver leur plaisir la nuit de la Saint-Valentin !

    Hélas pour le pape, dit-on, car les Romains s’emparèrent du personnage de saint Valentin, qu’ils célébrèrent aussi le 14 février lors de fêtes libertines. Des loteries amoureuses sont organisées et les tourtereaux sont déjà surnommés ‘‘Valentin’’ et ‘‘Valentine’’.

    Qui était Valentin, futur protecteur des amoureux ?

    Le 14 février, plusieurs Valentin béatifiés sont célébrés.

    Toutefois, les historiens s’accordent sur saint Valentin de Terni en Ombrie, à l’époque de la Rome antique, pour être celui principalement retenu pour la fête des amoureux.

    Saint Valentin célébrant le mariage
    Vitrail de la Basilique de Terni

    Il s’agissait d’un prêtre chrétien, connu pour ses dons de guérisseurs (un thaumaturge) qui vivait au 3e siècle sous le règne de l’empereur Claude II, dit le Gothique ou le Cruel.

    Vers 268, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires.

    L’empereur ayant des difficultés à recruter des soldats pour rejoindre ses légions, décida d’interdire le mariage, pensant que la raison pour laquelle les Romains refusaient de combattre était leur attachement à leurs femmes et foyers respectifs, et car, croyait-on, les célibataires faisaient de meilleurs soldats.

    Un prêtre, nommé Valentin, désobéit aux ordres de l’empereur et maria des jeunes couples en secret.

    Pour avoir transgressé la loi, le préfet de Terni, Placide, fit arrêter, flageller, condamner à mort puis décapiter vers 270 sur la voie Flaminienne à Rome, celui qui avait mis ses pouvoirs de prêtre et ses talents de ‘‘médecin’’ au service des Chrétiens prisonniers pour leur foi.

    Si l’année de sa mort est incertaine, le jour en revanche est connu et c’est cela qui importe, un 14 février.

    Saint Valentin serait donc mort en défenseur de l’amour et du mariage.

    Plus de mille ans plus tard, en 1496, Valentin de Terni, fêté le 14 février, est désigné par l’Église catholique comme saint patron des amoureux par le pape Alexandre VI, Rodrigo Borgia qui lui donne le titre de ‘‘patron des amoureux’’, ce qui n’empêche pas l’Église de combattre la tradition du valentinage[2]


    [2] La coutume du « Valentinage » est née dans l’aristocratie anglaise à la fin du Moyen Age. Cela consistait à associer des couples désignés par le hasard pour une journée, voire un an. Ils avaient des obligations l’un envers l’autre. Le Valentin et sa Valentine devaient s’offrir en secret des petits cadeaux et se faire des galanteries.


    Cependant, si ce prêtre martyr est devenu le Patron des Amoureux, ce n’est pas tant par sa propre histoire qu’à cause de la date à laquelle il fut exécuté, le 14 février, qui coïncide avec le réveil de la nature et les prémices du printemps.

    II – LES LEGENDES ET COUTUMES, DU MOYEN AGE A NOS JOURS

    Pour retrouver une origine historique avérée à la Saint-Valentin, il faudra malgré tout attendre le 14e siècle.

    Aux origines supposées, on préféra une autre, issue de la croyance populaire et sans doute plus poétique.

    La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation romantique et amoureuse vient d’Angleterre encore catholique, où l’on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux s’accouplaient ; ainsi débutait la saison des amours.

    Les poètes anglais Chaucer et Shakespeare en font mention dans leurs œuvres.

    Prenant exemple sur les oiseaux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse.

    Légende du miracle de Valentin

    Julia, la fille de son geôlier, aveugle de naissance fut toucher par cette arrestation et demanda à son père de le rencontrer.

    Durant sa captivité, elle lui rendit de nombreuses visites.
    Elle lui apportait même à manger. Valentin lui décrivait le monde, la nature et lui parlait de son Dieu.

    Touché par la détresse de la jeune fille, Valentin implorait son Dieu matin et soir pour qu’elle retrouve la vue.

    Puis, un soir, lors d’une de ses visites, une lumière illumina la cellule. Julia se mit à pleurer car un miracle venait de se produire, elle voyait enfin !
    ‘‘ Je suis heureuse’’ dit-elle ‘‘ je voulais tellement voir tout ce que vous m’avez raconté ! ‘’.

    Devant ce miracle, toute la famille de Julia se convertit à la religion chrétienne.

    L’empereur Claude II  fut informé rapidement de ce miracle et Valentin, ayant refusé de renier son Dieu, fut condamner à mort.

    La veille de sa mort, il écrivit une dernière lettre à Julia, l’invitant à rester près de son Dieu et la signa :

    ‘‘de votre Valentin’’

    Il est dit que Julia planta, près de la tombe de Valentin, un amandier. L’arbre est depuis ce jour, un symbole de l’amour et d’amitié.

    Le chevalier poète Othon de Grandson s’appuiera sur la tradition pour lancer la coutume de l’échange de cartes et de billets doux entre le ‘‘Valentin’’ et sa ‘‘Valentine’’, le 14 février. Attention, seuls les célibataires fêtaient la Saint-Valentin. Un de ces billets doux du 14e siècle se trouverait à la British Library.

    30% de la poésie d’Othon de Grandson est dédiée à cette tradition qui parviendra notamment à la cour de Savoie. Citons par exemple, La Complainte de Saint Valentin (I et II), La Complaincte amoureuse de Sainct Valentin Gransson, Le Souhait de Saint Valentin et Le Songe Saint Valentin.

    Poésie et tradition furent relayées en France par Charles d’Orléans[3] (1391-1465) à son retour de captivité. En effet, fait prisonnier à la bataille d’Azincourt, en 1415, il resta captif des Anglais un quart de siècle.

    La légende dit que depuis la Tour de Londres, le jour de la Saint-Valentin, il aurait adressé des lettres d’amour à sa dulcinée Marie de Clèves, qu’il épousera vingt et un jours après son retour, alors qu’elle n’avait que 14 ans.

    Ainsi, il sera désormais d’usage, le jour de la Saint-Valentin, de s’échanger des poèmes d’amour et de s’appeler « Valentin ».

    Il est probable que nombre de légendes sur la Saint-Valentin ont été inventées pendant cette période.

    Parmi celle-ci on trouve celle du miracle de Valentin (cf. encart ci-dessus) .

    En 1400, le roi de France Charles VI choisit le jour de la Saint-Valentin pour fonder une ‘‘cour d’amour’’ ou ‘‘cour amoureuse’’, c’est-à-dire un cercle poétique, variante de « l’amour courtois médiéval’’.


    [3] Charles Ier d’Orléans est surtout connu pour ses œuvres poétiques écrites lors de sa longue captivité anglaise.   


    Des processions étaient même organisées pour célébrer les amoureux. Des parties de cache-cache entre célibataires étaient destinées à permettre à chacun de trouver l’âme sœur.

    La pratique de l’échange de petits mots d’amour se développe.

    Et les ‘‘Valentines’’, cartes portant des poèmes ou messages d’amour et d’amitié, se répandent à travers l’Europe et deviennent les symboles de la Saint-Valentin.

    Au 18e siècle, les Valentines deviennent aussi plus sophistiquées, décorées de cœurs et de cupidons et davantage encore à l’époque Victorienne ; illustrées à la plume, ornées de dentelle, et même de tissus soyeux, on y ajoute parfois des fleurs séchées et du parfum.

    À l’époque industrielle, la Saint-Valentin devient l’occasion d’offrir non plus seulement des cartes, mais aussi des fleurs, des chocolats, des bijoux, de sortir au restaurant, etc.

    Alors qu’elle s’efface en Europe au 19e siècle, la fête réapparaît de l’autre côté de l’Atlantique, où l’importation de cartes britanniques fait émerger un nouveau marché. « Les Américains ont eu l’impression d’inventer une nouvelle fête. Les industriels s’en sont immédiatement emparés pour en faire un commerce, qui a généré des milliers d’emplois », explique Jean-Claude Kaufmann, sociologue français contemporain.

    Carte « Valentine »

    Il faut attendre l’après Seconde Guerre mondiale pour que la Saint-Valentin réapparaisse en Europe, notamment en France où les soldats américains, toujours stationnés dans les bases militaires, tentent de séduire les Françaises en leur achetant des fleurs. Et ça marche !

    Les fleuristes flairent le filon dès les années 1950-1960 et la fête revient sur ses terres natales, avant de se diffuser dans le monde entier ; uniquement réservée aux amoureux. Le côté amitié disparaît progressivement – ce qui est peut-être dommage -.

     

    III – LES SYMBOLES DE LA                            SAINT-VALENTIN

     

    Les symboles de la Saint-Valentin que nous connaissons (Cupidon, les roses, le cœur…) se sont surtout imposés au début du 20e siècle sur de jolies cartes colorées qui connurent un grand succès populaire.

    • Le Cupidon

    Dans la mythologie romaine, le cupidon est le dieu de l’Amour.

    Cupidon est un enfant facétieux qui blesse sans distinction les dieux et les hommes avec ses flèches qui les rendent amoureux.

    C’est pour cela qu’il est représenté sous la forme d’un enfant nu et ailé ou non, portant un arc et un carquois rempli de flèches, souvent les yeux bandés traduisant l’aveuglement de l’amour.

    « Les Amoureux de Peynet »,
    symbole de la Saint-Valentin

    En 1942, Raymond Peynet se trouve à Valence pour remettre un pli confidentiel à un correspondant de guerre. Il attend son contact sur un banc devant un kiosque à musique.

    Et pour tromper l’ennui autant que l’anxiété, il se met à le dessiner ainsi que le jeune violoniste qui joue de la musique à l’intérieur, face à une admiratrice qui l’écoutait.

    Se superpose alors dans son esprit, l’image de sa bien-aimée.  Et voilà l’imagination du dessinateur qui s’emballe.

    Il crée son couple d’amoureux que Max Favalelli, rédacteur en chef de la revue Ric et Rac, charmé par ce duo, rebaptisera Les Amoureux de Peynet.

    Le couple sera plus tard décliné à l’infini sur de nombreux supports (bijoux, tissus, etc.), emblème de l’amour et de la tendresse jusqu’à devenir symbole de la Saint-Valentin.

    Mais, même lui est tombé en pâmoison devant Psyché en se blessant maladroitement avec l’une de ses flèches.

    • Les cœurs

    Les Romains croyaient qu’il contenait l’âme. Il faut remonter à l’Antiquité pour découvrir les premiers décors de cœurs stylisés qui s’inspirent d’une plante bien connue, le lierre. En observant cette plante on constate que la forme de la feuille adopte celle d’un cœur. Les peintres du Moyen Age sont les premiers graphistes du cœur.

    Ils ont progressivement remplacé les représentations réelles des feuilles par des versions stylisées.

    Depuis longtemps, le cœur a un lien étroit avec le sentiment amoureux . Ne bat-il pas à cent à l’heure lorsque vous voyez l’être aimé ? C’est sans doute à partir de là que tout a commencé.

    Les cœurs de couleur rouge (couleur du sang) sont synonymes d’amour fidèle depuis l’Antiquité. Ils prêtent leur forme à toutes sortes d’objet le jour de la Saint Valentin : Cartes, rubans, biscuits, chocolats, etc.

    • La dentelle et les rubans

    Autrefois, les femmes utilisaient des mouchoirs en tissu brodé et garni de dentelle pour se faire remarquer de l’homme qui lui plaisait et l’encourager à lui faire la cour.

    Le mot dentelle vient du latin « laqueare » attraper, elle est donc censée attraper le cœur de l’être choisi. Le lien entre le sentiment amoureux et la dentelle s’est fait rapidement. Les premières cartes ornées de dentelle apparurent.

    Très vite, la dentelle a été utilisée pour apporter une touche particulière aux vêtements et …aux sous-vêtements féminins.

    La tradition du ruban date du Moyen Age où les femmes donnaient des rubans à leur chevalier favori lors des tournois ou lorsqu’il partait en croisade. Les couleurs

    Traditionnellement on associe deux couleurs à la Saint-Valentin, le rouge et le blanc. Le rouge pour la passion, la loyauté et le blanc pour la pureté et les sentiments profonds. La couleur dominante étant toutefois le rouge.

    • Les fleurs

    Le symbole de la Saint Valentin, côté fleurs, est incontestablement la rose. Selon sa couleur ou le nombre offert, la rose est un message à elle seule.

    LA SAINT-VALENTIN, AUJOURD’HUI

    Chaque 14 février, les amoureux, les couples s’offrent des cadeaux, des fleurs ou encore des belles cartes pour célébrer leur amour. Dans le monde, on compte plus d’un milliard de lettres envoyées chaque 14 février, sans compter, les mails, les sms, etc.

    Partout dans le monde, elle n’est pas toujours célébrée à la même date ni de la même manière, elle s’imprègne souvent des traditions locales ou de la religion du pays, mais cette fête met toujours à l’honneur l’amour, l’amitié et la fraternité…

    Par exemple, au Brésil, la fête des amoureux ou ‘‘ Dia dos namorados ‘’, est célébrée le 12 Juin, veille de la Saint-Antoine, qui est le protecteur des amoureux et c’est bien entendu une occasion pour les Brésiliens de faire la fête : carnavals et parades colorées animent les rues pour fêter l’amour entre hommes et femmes, mais aussi pour célébrer la famille et les amis…

    Texte proposé par Solange Bouvier
    Sources et photos: La France Pittoresque – Internet

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