DESTINATION LE FOREZ : CHATEAU LA BATIE D’URFE ET SES SOMPTUEUX JARDINS & LE PRIEURE DE SAINT-ROMAIN LE PUY

    Date limite d'inscription : 12 mai 2022

    Je vous propose de découvrir un aperçu de la journée que nous allons partager le samedi 21 mai 2022.

    Rendez-vous, vous est donné pour explorer deux trésors cachés du Forez :

    ‘‘Le château la Bâtie d’Urfé et ses somptueux jardins & le prieuré de Saint-Romain le Puy’’.

    Le château la Bâtie d’Urfé : commune de Saint-Etienne le Molard (42130) en Pays d’Astrée

    ‘‘Auprès de l’ancienne ville de Lyon, du côté du soleil couchant, il y a un pays nommé Forez, qui en sa petitesse contient ce qu’il y a de plus rare au reste des Gaules…’’ ainsi commence l’œuvre considérée comme le premier roman français, L’Astrée, roman pays dont l’action se déroule dans le Forez, d’Honoré d’Urfé parue de 1607 à 1627, aujourd’hui oublié.

    Œuvre littéraire majeure du 17e siècle, l’Astrée est parfois appelé ‘‘le Roman des romans’’ d’abord par sa taille, qui fait qu’on le considère comme le premier roman-fleuve de la littérature française (5 parties, 40 histoires, 60 livres, 5 399 pages), mais aussi par le succès considérable qu’il a connu dans l’Europe tout entière (traduit en un grand nombre de langues et lu par toutes les cours européennes).

    Presque au centre géographique du Forez ( on ne prononce pas le  « z » ) se situe le château où vivait la famille d’Urfé : le château dit ‘‘la Bastie’’ ou ‘‘la Bâtie’’ dans la région.

    Grange monastique à l’origine, dépendant du prieuré voisin de Champdieu, elle devient maison forte où s’installe au 13e siècle la famille d’Urfé, originaire du Nord du Forez, une zone plus montagneuse, où se dressent encore les ruines du château des ‘‘cornes d’Urfé’’ près de Saint-Just-en-Chevalet.

    Au 15e siècle, la famille fait construire un manoir qui sera transformé au siècle suivant par Claude d’Urfé (1501-1558), le grand-père d’Honoré, écuyer de François Ier qui participa à la 6e guerre d’Italie et deviendra gouverneur du Forez. À ce titre, il reçoit en 1536 la visite du roi de France à Montbrison, alors chef-lieu du Forez.

    François Ier nomme Claude d’Urfé ambassadeur auprès du Saint-Empire romain germanique, puis son représentant au concile de Trente.

    Le roi Henri II, fils de François Ier le nomme ambassadeur à Rome et le charge en 1551 de l’éducation de ses enfants, les futurs rois François II, Charles IX et Henri III.

    Cette brillante carrière, le met plusieurs fois en contact avec l’Italie qui l’inspire dans le réaménagement de son château dans un style Renaissance italienne, dès 1547. Sa demeure devient le fleuron du Forez.

    Ce sont en pèle mêle :

    • Une galerie couverte, extension de sa façade intérieure, bien utile dans une région au climat continental rugueux, accessible par une rampe (et non un escalier) dont l’entrée est décorée d’une statue de sphinx ;
    • De magnifiques plafonds à caissons ;
    • Un jardin à la française, reconstitué d’après des plans de 1804, où a été réinstallée en 1998 la rotonde et sa fontaine ‘‘de la vérité d’amour’’ mentionnée dans L’Astrée ;
    • Une petite mais exceptionnelle grotte de rocailles, ornée de statues mythologiques et de coquillages, galets, cailloux, sables de couleurs, rafraîchie par de nombreux filets d’eau.

    Voulue par Claude d’Urfé, restaurée en 2008, cette grotte est unique car c’est la seule grotte artificielle de la Renaissance encore conservée en France.

    • La chapelle, également du 16e siècle, coiffée de gypseries, loge onze tableaux du peintre maniériste Girolamo Siciolante, que Claude d’Urfé rencontra vraisemblablement à Rome mais l’ensemble de son aménagement, en particulier les boiseries murales, n’a pas été reconstitué. En effet, Prosper Mérimée ayant refusé de classer le château aux Monuments historiques, ses propriétaires du 19e siècle le cédèrent à un marchand de biens qui démembra le domaine et dispersa une grande partie de sa décoration – les boiseries de 1548 partirent aux États-Unis – (elles font partie des collections du Metropolitan Museum of Art depuis 1942).

    La plupart des œuvres étaient dues à des artistes italiens, mais aussi à des artisans du Forez.

    Le château de la Bâtie fut rachetée en 1909 par la Société historique et archéologique du Forez, la Diana, qui obtient son classement aux Monuments historiques en 1912 et en entreprend une longue restauration.

    Cette société est aussi propriétaire de l’extraordinaire salle héraldique, la Diana, son siège à Montbrison, construite au 13e siècle et dont la voûte en bois est ornée de 1728 blasons, que nous avons eu le grand plaisir de visiter en septembre 2020.

    Le Département de la Loire, procède depuis 1990 à la restauration progressive et à l’animation du château et des jardins afin de redonner à la Bâtie d’Urfé son aspect d’origine.

    Le prieuré de Saint-Romain le Puy (42610) en Loire-Forez Agglomération

    Son accès se mérite car le Prieuré couronne le sommet d’un cône basaltique de 80 m de hauteur où s’épanouit à la belle saison une flore méditerranéenne (figuiers, anis, amandiers). De ce belvédère, le panorama s’offre sur la plaine et sur le canal du Forez, commencé en 1865.

    Une route permet de monter à un parking (situé à l’emplacement du village médiéval).

    On continue une dizaine de minutes à pied par un petit sentier à travers les vignes, balisé de panneaux explicatifs propices à la pause tout au long de la montée.

    L’église prieurale de Saint Romain le Puy est l’un des jalons les plus prestigieux de l’art roman forézien.

    Il paraitrait qu’une première chapelle ait été érigée au 4e siècle sur le piton volcanique de Saint-Romain par Saint Martin de Tours.

    Il est fort probable qu’un lieu de culte païen ait existé (site funéraire ?) coiffant le pic et qui, selon certains auteurs, aurait été converti au christianisme par saint Martin lui-même.

    Ce dernier était un précurseur dans la création de monastères en Gaule. Il était célèbre pour avoir converti les temples païens et les mégalithes (dolmens menhirs…) en églises.

    Honoré d’Urfé y situe dans l’Astrée un temple dédié à Vénus, déesse de l’Amour.

    Le réemploi de nombreux blocs de pierre gallo-romains en atteste. Puis un modeste édifice vient couronner le neck.

    La chapelle va connaître un grand essor et attirer une foule de pèlerins toujours plus nombreuse ; bientôt un premier village va voir le jour dans les alentours.

    Vers 550-600, six moines de l’Abbaye d’Ainay de Lyon viennent s’y installer. Parmi eux, Aldebertus, le premier prieur de ce qui deviendra l’un des plus puissants prieurés du comté du Forez.

    C’est en 1007 que le château qui renfermait le prieuré dans son enceinte à l’abri des murailles, voit le jour.

    En 1153, le prieuré et l’église paroissiale Saint-Martin apparaissent dans les sources comme dépendances de l’Abbaye d’Ainay.

    Au 13e siècle, l’exploitation de la vigne aux alentours produisait le vin de Nuyts, nul ne sait la couleur de ce vin. Durant la Grande Guerre de 1914-1918, le vignoble faillit disparaître. Il faudra attendre 1997 pour que des pieds de vigne soient replantés et que sa production soit relancée (le Viognier).

    En ce qui concerne l’espace conventuel (habitation des moines) et le château, la destruction en a été ordonnée par Louis XIII, en 1633.

    A la suite de cette dévastation s’amorce la désertion du lieu, en 1666 les moines restants sont rappelés à l’abbaye d’Ainay à Lyon. Le prieuré est sécularisé en 1684.

    A la Révolution, l’ensemble devient propriété de l’état et un paysan s’installe dans le lieu quelques années plus tard.

    En 1885, la famille Julien Pomerol, alors propriétaire du prieuré, en fait don à la commune sous la condition : que cette dernière en assure l’entretien.

    En 1887, les travaux de restauration débutent et les premières fresques murales sortent de l’oubli.

    Plusieurs phases de construction sont repérables :

    L’architecture du bâtiment témoigne de l’intensité artistique de l’an Mil, à la charnière de l’art carolingien et de l’art roman.

    • Un édifice funéraire du 5e siècle, une nef de la fin du 10e siècle, un chœur du 11e siècle et des embellissements gothiques.
    • Des pans de fresques des 10e , 11e , 12e , 13e , 15e siècles recouvrent une partie des murs, les colonnes et chapiteaux sont représentées, entre autres, les grandes figures de l’évangélisation de la région, comme saint Pothin et des scènes du martyr de saint Romain d’Antioche, patron de l’église, de sainte Barbe et de sainte Catherine d’Alexandrie, etc.
    • Les chapiteaux soutenant colonnes et arcatures sont sculptés de thèmes et de motifs d’influence méditerranéenne  (animaux fantastiques, entrelacs, symboles géométriques, motifs floraux).
    • Creusée dans le basalte, la crypte est aménagée pour accueillir les reliques de saint Romain d’Antioche. Elle abrite une série de chapiteaux sculptés selon des thèmes empruntés à la symbolique celte, germanique et carolingienne.

    Le prieuré est classé Monument historique depuis 1899.

    Présentation proposée par Solange Bouvier

    Sources (textes et photos) :

    • revueconflits.com/forez-chateau-la-batie-urfe
    • wikipedia.org/wiki/Saint-Romain-le-Puy
    • vpah-auvergne-rhone-alpes.fr
    • aldebertus.fr
    • jeanmarieborghino.fr/temoins-passe-prieure-de-saint-romain-puy
    • crédits photos : Muriel Barrier- Forez Tourisme, Office de tourisme Loire Forez

    LIMITE D’INSCRIPTION
    JEUDI 12 MAI 2022

    Participation à la sortie : 49 €
    Repas tiré du sac

     

    • RÈGLEMENT : par chèque à l’ordre du «Groupe Archéologie et Histoire de MORESTEL»
    • INDIQUER votre lieu de départ au dos du chèque et votre n° de Tel portable
    • ENVOYER à Groupe Archéologie et Histoire de Morestel chez Claudine PRORIOL
      325 rue du Lion d’Or 38890 VIGNIEU

    RENSEIGNEMENTS : Claudine PRORIOL
    04 74 97 56 77
    06 78 72 53 54 (sms de préférence)
    cloproriol@orange.fr

    Points et horaires de départ du car

    Morestel :05h45
    Sablonnières :06h05
    Trept :06h15
    Bourgoin-Jallieu :06h45

    Retour à Morestel vers 20h20

    Contact

    Pour toute information complémentaire, merci de contacter Claudine PRORIOL :
    - par téléphone au 04 74 92 56 77 ou 06 78 72 53 54 (sms de préférence).
    - par E-mail à cloproriol@orange.fr

    Date limite d'inscription : Jeudi 12 mai 2022

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