LOIRE-FOREZ : De Montbrison au château de La Roche

    Date limite d'inscription : 12 septembre 2020

    Samedi 26 septembre 2020 : Destination LOIRE-FOREZ
    De Montbrison au château de La Roche

    Nous vous proposons de découvrir le déroulé de la journée du samedi 26 septembre, pour se laisser conter le FOREZ, « DE MONTBRISON AU CHATEAU DE LA ROCHE » ; journée que nous allons enfin partager, avec toutes les mesures de protection sanitaire.

    1. En matinée, après une pause-café sur une aire de l’autoroute, nous rejoindrons notre premier rendez-vous situé au cœur du pays d’art et d’histoire du Forez, Montbrison, ancienne capitale des Comtes de Forez, dont l’histoire commence au Moyen Age, pour la découverte de son centre historique.

    Points et horaires de départ du car

    Morestel :6H00, place de la Mairie
    Sablonnières :6H20, parking des commerces
    Trept :6H30, parking La Place
    Bourgoin-Jallieu :7H00, arrêt salle polyvalente, 92 avenue Professeur Tixier

    Situation géographique du Forez

    Le cadre géographique a son importance : le Forez forme une petite région naturelle bien limitée
    (Plaine, monts du Forez, monts de la Madeleine, monts du Lyonnais, du Beaujolais, Pilat).

    Pourtant, de l’ensemble Lyonnais-Forez-Beaujolais (la province du « Lyonnais »), le Forez met longtemps à se dégager (sur le plan administratif il faut attendre 1795, sur le plan religieux 1971).

    La Loire (Liger) n’est pas une frontière ni un obstacle mais plutôt un trait d’union, une voie de communication, un facteur naturel d’unité.

    Quelques mots de l’histoire indissociable, du Forez et de Montbrison

    • La ville a été fondée près d’une colline dominée par un château, vers le 8esiècle, près d’une rivière (le Vizéry) indispensable aux activités (moulins, tanneries, poteries). Elle se résumait alors à seulement quelques habitations serrées autour d’une église dédiée à Sainte Madeleine, au pied du château… qui est une forteresse appartenant aux Comtes de Forez.
    • L’histoire de la cité est indissociable de celle des comtes de Forez ; le Forez est alors un petit état (à peu près le département de la Loire) qui n’est pas encore dans le royaume de France.
    • Du premier en titre, Guillaume qui fut mis en possession du Comté de Forez en 877 par Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, jusqu’à Charles III, connétable de Bourbon, tué sous les murs de Rome en 1527, ils forment une lignée de seigneurs puissants et valeureux.

    La première race de ces comtes a pour capitale le Forum des anciens Celtes Ségusiaves (Feurs) et c’est avec Guy II, de la seconde race, que Montbrison devient leur capitale en 1173 et débute la période la plus faste de son histoire : un âge d’or qui durera près de deux siècles. Ces comtes de la seconde race, originaires du Viennois – d’où le dauphin dans les armes du Forez – se replient sur le Forez et se tournent vers le royaume de France (Guy V est compagnon de Saint-Louis à la croisade, Jean 1er a un hôtel particulier à Paris…).

    Le Forez est rattaché au comté de Lyon. Il constitue une zone frontière âprement disputée entre le Saint Empire romain germanique et le Royaume de France.

    Cette même année 1173, une sorte de remembrement avec échange de possessions appelée « Permutatio » est passé entre le comte Guy II et Guichard, archevêque de Lyon.

    Ce traité met fin à une longue lutte et définit les limites du Forez dont Montbrison, au centre des possessions des comtes de Forez, devient la capitale de l’état devenu autonome.

    • Occupant un rôle important dans les domaines administratif, judiciaire et militaire, Montbrison s’agrandit peu à peu, notamment sur les pentes de la butte, puis le long du « Grand Chemin de Forez » (axe Nord-Sud qui traverse la province) qui est très emprunté par les Jacquaires et les marchands entre le 11e et le 13e siècle.
    • Montbrison et le Forez souffrent de la guerre de Cent ans, pillages des routiers, famines. Louis Ier est tué à la bataille de Brignais (1362).
    • En 1372, la dynastie des Comtes de Forez s’éteint avec Jean II qui meurt sans héritier.
    • C’est à cette illustre famille des Comtes de Forez que la ville doit d’importants héritages historiques, notamment, son joyau, la Collégiale gothique Notre-Dame d’Espérance et son chapitre de chanoines fondés en 1223 par Guy IV (acte à la fois politique et religieux) et la magnifique (et unique) salle héraldique de la Diana, située au chevet de la Collégiale, bâtie en 1296 par le Comte Jean Ier en l’honneur de son mariage avec Alix de Viennois, fille du Dauphin.
    • Par alliance matrimoniale, les ducs de Bourbon deviennent comtes de Forez (3ème race avec Louis II, duc de Bourbon). Montbrison s’efface devant Moulins. La ville est entourée de remparts de 1428 à 1430 (cf. armorial de Guillaume de Revel ci-dessous); l’enceinte a marqué définitivement la ville : boulevards, disposition des rues…
    • Le rôle administratif de Montbrison est important : tradition hospitalière (commanderie Saint-Jean, hôtel-Dieu Sainte-Anne), nombreux couvents devenus des bâtiments publics (mairie, sous-préfecture, tribunal…).
    • Charles III, duc de Bourbon (le Connétable) « trahit » le roi François Ier en s’alliant avec Charles-Quint. Ses biens, dont le Forez, sont confisqués et passent à la couronne de France.
    • François 1er vient à Montbrison en 1536 pour le rattachement du Forez au royaume de France ; c’est la fin du comté de Forez (les d’Urfé seront les premiers baillis de Forez).
    • Pendant les guerres de religion, Montbrison qui s’est ralliée à la Ligue est prise le 14 juillet 1562 par les Protestants du baron des Adrets ; la ville est pillée, la collégiale Notre-Dame saccagée, le trésor volé.
    • Pendant la Révolution, les chanoines sont chassés, l’église saccagée ; elle sert de temple de la Raison, de cantonnement pour les troupes : plus de vitraux, de boiseries, de peintures…
    • Montbrison est Préfecture de la Loire jusqu’en 1856 ; actuellement elle est sous-préfecture.

    A gauche : Armorial de Guillaume de Revel : la ville et le château de Montbrison vers 1450
    A droite : Vue aérienne de Montbrison, aujourd’hui

    La collégiale Notre-Dame d’Espérance
    Gisant du comte Guy IV, fondateur de la collégiale, qui résume sa vie : l’épée (le guerrier), le bonnet (l’homme cultivé), l’aumônière (l’homme charitable), le lion (l’homme courageux).

    Le blason des comtes de Forez
    Vue sur la salle de la Diana

    Après avoir traversé le marché de Montbrison, l’un des plus anciens et des plus importants du département, élu « plus beau marché de France 2019 », nous visiterons avec des guides-conférenciers et équipés de nos audiophones :

    • La collégiale Notre Dame-Dame d’Espérance, au bord du Vizéry,  digne dans l’expression de sa grandeur, d’un monument de capitale : son puissant clocher, haut de 42,70 m, loge trois cloches dont deux de 1502 et 1503, son plan intérieur rappelle la cathédrale Saint-Jean de Lyon, sa grande nef de 20 mètres de hauteur, ses très nombreux vitraux et la pierre d’honneur, les très belles sculptures du maitre autel, les stalles néo-gothiques finement sculptées, l’étonnante croix des Saints (de début 17e siècle), les fresques du 13e siècle, dans la chapelle des Morts, une très belle Pietà entourée de deux anges de Fabisch, classée Monument Historique, l’orgue installé sur une tribune néo-gothique en calcaire, finement ouvragée, les nombreuses chapelles, etc.
    • Au chevet de la collégiale, la salle héraldique de la Diana: tout autour de la salle, à la naissance des voûtes court une frise ornée d’écussons entrelacés d’animaux fantastiques. Ils représentent tous, à l’exception des armes du Roi de France, Suzerain de Forez, et de son épouse, Jeanne de Navarre, des blasons des familles féodales, alliées des comtes de Forez ou leur rendant hommage pour des possessions situées en Forez. C’est dans cette salle que fut jouée ce qui semble être la première opérette (ou opéra) de l’histoire, La Pastorelle de Papon. Le nom de Diana vient de Doyenné, decanatus, qui s’est modifié au cours du temps.

    Un ange musicien ornant une stalle et l’orgue de la collégiale

    • Nous ‘‘traboulerons’’ de cour en cour et nous laisserons surprendre : les cours intérieures des hôtels particuliers Renaissance des grandes familles foréziennes, aux trésors bien gardés nous seront ouvertes. Chacun rivalisait d’originalité pour afficher la plus belle façade et déployer sa fortune aux yeux de tous.

    La Croix des Saints et statue de sainte Catherine ornant son fût

    Pietà entourée de deux anges de Fabisch

    Cour d’un hôtel particulier et décor d’un plafond d’une autre cour

    2. Pause piquenique (de 12h30 à 14h30) : repas tiré du sac au centre musical Pierre Boulez (né à Montbrison en 1925), logé dans l’ancien couvent des Visitandines : possibilité de s’installer en extérieur.

    Les cafés, thés, tisanes de midi, sont apportés et offerts comme habituellement par l’association. Pour « les anciens », n’oubliez-pas d’apporter vos gobelets « Archéo » ; merci d’avance !

    Le gobelet portant le logo de notre association sera proposé aux « nouveaux » adhérents au coût de 2€ (l’unité) ; il pourra ainsi vous accompagner plus tard de sortie en sortie pour la pause déjeuner et son moment café !

    3. En après-midi

    Départ du car pour le château de La Roche, situé sur une boucle de la Loire, dans la commune de Saint-Priest-la-Roche, à 20 km de Roanne.

    C’est le monument emblématique des Gorges de la Loire, par sa situation improbable en surplomb du fleuve et son histoire riche en rebondissements !

    Une longue histoire liée au fleuve Loire

    • Les premiers écrits sur le château datent de 1260. Il fut édifié sur un piton rocheux qui surplombait la Loire à plus de 40 mètres pour protéger d’éventuels envahisseurs.

    Cette fortification assurait un point de guet et de péage pour les voyageurs et les commerçants qui circulaient le long du fleuve en direction de Roanne. Mais cet édifice eut plus de fois à subir les crues de la Loire qu’une attaque ennemie.

    • En 1290, Girard de La Roche fait hommage au Comte de Forez pour sa maison de La Roche.
    • Dès sa construction et pendant plus de six siècles, le château est exposé aux violentes crues de la Loire, qui ravagent tout sur leur passage… L’édifice doit donc être reconstruit à plusieurs reprises !
    • Au 17e siècle, à force de crues répétitives, le château perd de ses attraits, ressemblant de plus en plus à une maison fortifiée pour devenir une ruine quelques siècles plus tard.
    • Au début des années 1900, un industriel roannais rachète le château et le restaure dans le style gothique, pour en faire sa résidence secondaire.
    • Dans les années 1930, le projet de construction du Barrage de Villerest par EDF condamne le château à disparaitre sous l’eau. EDF en fait l’acquisition en 1965 mais le château se dégrade alors très rapidement avec de nombreux pillages.
    • Lors de la mise en service du barrage en avril 1984, le château sera le seul édifice épargné par les eaux. Il est désormais situé sur une île.
    • Il sera finalement racheté en 1993 pour un franc symbolique par la commune de Saint-Priest. Une association de défense du site créée par les habitants locaux prend alors les choses en main, et redonne son apparence d’autrefois au château, à partir d’iconographies du 16e siècle.
    • En 1996, le château entièrement restauré est ouvert à la visite et la cote d’eau du barrage est revue à la baisse pour permettre d’accéder au château tout au long de l’année.

    La régulation du cours de la Loire n’empêche cependant toujours pas le château de rester inondable : il a été d’ailleurs touché par des crues en 2003 et 2008.

    Visite théâtralisée ou le Château de la Roche en 1900, comme si vous y étiez !

    Virtuel (trompe l’œil) et réel s’affrontent dans le parcours de visite destiné à voir passer les siècles, ponctué de surprises au fil de la déambulation !

    → Rappel des mesures de protection mises en place !

    POUR SE PROTEGER ET PROTEGER LES AUTRES :

    • Chacun devra se munir de masques pour la journée ; nous aurons un stock tampon pour pallier les pertes ou oublis.
    • Chacun se verra remettre une housse de protection pour son siège dans le car.
    • Du gel hydroalcoolique sera à disposition à l’entrée et au milieu du car ; il est vivement conseillé que chacun ait son propre petit flacon sur soi.
    • Partage en trois groupes pour chaque visite guidée.
    • Chaque participant recevra un audiophone avec mono-oreillette donc plus d’obligation de se regrouper autour du guide ou du porte-voix pour mieux entendre et surtout vous pourrez vous espacer plus facilement les uns des autres. L’audiophone est léger (45 g), se porte par un tour de cou, est d’une portée jusqu’à 200 mètres en zone découverte (100 mètres en intérieur).

    Il est entendu que nous prendrons en compte, en temps et heures, toutes les recommandations ou préconisations du Ministère de la Santé.

    Faites-nous entièrement confiance !

    LIMITE D’INSCRIPTION
    SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2020

    • RÈGLEMENT : par chèque à l’ordre du «Groupe Archéologie et Histoire de MORESTEL»
    • INDIQUER votre lieu de départ au dos du chèque et votre n° de Tel portable
    • ENVOYER à Groupe Archéologie et Histoire de Morestel chez Claudine PRORIOL
      325 rue du Lion d’Or 38890 VIGNIEU

    RENSEIGNEMENTS : Claudine PRORIOL
    04 74 97 56 77
    06 78 72 53 54 (sms de préférence)
    cloproriol@orange.fr

    Contact

    Pour toute information complémentaire, merci de contacter Claudine PRORIOL :
    - par téléphone au 04 74 92 56 77 ou 06 78 72 53 54 (sms de préférence).
    - par E-mail à cloproriol@orange.fr

    Date limite d'inscription : Samedi 12 Septembre 2020

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    Détails de la sortie
    • Date de départ
      26 septembre 2020 6 h 00 min
    • Date de fin
      26 septembre 2020 19 h 15 min
    • Catégorie
    • Adresse
      Route touristique des Bords de Loire, 42590 Saint-Priest-la-Roche
    • E-mail de contact
      cloproriol@orange.fr