LA SAVOIE – Saint-Jean-de-Maurienne

    Capitale au cœur de la vallée de la Maurienne, Pays d’Art et d’Histoire

    La cathédrale Saint-Jean-Baptiste et l’ensemble épiscopal livrent les secrets de 1500 ans d’histoire architecturale et de légendes dont celle de sainte Thècle qui rapporta les reliques de saint Jean-Baptiste (les trois doigts de la main qui baptisa le Christ, repris dans le blason de la ville).

    De la crypte préromane, le cloitre et les 82 stalles gothiques du 15ème siècle, d’une finesse étonnante, jusqu’au porche néoclassique, ajouté au 18ème siècle pour abriter le mausolée de trois des premiers comtes de Savoie tous les styles présents sont en harmonie.

    La visite de la cité de montagne conduit dans son histoire, du haut Moyen Age, son industrialisation, jusqu’à nos jours.

    Le Musée des costumes, arts et traditions populaires, en visite guidée.
    Robes et costumes mauriennais, réputés les plus originaux des Alpes, un intérieur reconstitué, les collections d’archéologie et des arts religieux l’histoire de la Maison de Savoie, sont présentés.

    Le Musée Opinel retrace l’histoire du couteau savoyard et celle de la famille depuis Joseph Opinel, taillandier en 1890 ; temps libre à la boutique du Musée.

    Nous vous proposons de découvrir le déroulé de la journée que nous allons partager Samedi 21 septembre 2019, qui nous conduira en SAVOIE, à SAINT-JEAN DE MAURIENNE.

    La MAURIENNE, la plus méridionale des vallées de Savoie, s’étend sur 120 kilomètres entre l’Italie et les Hautes-Alpes, modelée par la rivière Arc, c’est l’une des plus grandes vallées transversales des Alpes.

    Les villages et villes de Maurienne regorgent de trésors (fortifications, patrimoine religieux, musées, écomusées, etc.) qui reflètent son histoire, mais aussi son artisanat et son agriculture traditionnelle.

    De nombreuses stations de sports d’hiver émaillent la vallée, depuis la petite station village tel Albiez-Montrond, où fut créé le célèbre Opinel dans les années 1890 à la station de 3e génération créée de toutes pièces dans les années 1970 comme Le Corbier et Les Karellis.

    Dès l’Antiquité, la Maurienne s’est positionnée comme une voie de communication transalpine privilégiée. La construction d’une voie romaine, franchissant la frontière au niveau du col du Mont-Cenis, témoigne de l’importance ancienne du trafic dans la vallée.

    Sa vocation de lien privilégié entre la France et l’Italie, tout comme sa tendance à accorder une place majeure à la religion catholique (dont le patrimoine bâti en est la preuve) ont contribué à faire de la vallée de la Maurienne, au fil des siècles, un territoire à l’identité forte.

    Le pays de Maurienne est classé pays d’art et d’histoire, qui correspond à l’ancienne province homonyme du Duché de Savoie.

    SAINT-JEAN DE MAURIENNE : cœur de la vallée de la Maurienne, là où le cours de l’Arvan rejoint celui de l’Arc, s’ouvre un large espace dont les versants offrent toute la variété des paysages alpestres avec, en toile de fond, les emblématiques Aiguilles d’Arves. C’est là que s’est créée une petite bourgade nommée Maurienna ou Morienna.

    Coeur de la Vallée de Saint-Jean-de-Maurienne

    Pause-café sur l’aire d’autoroute du Val Gelon – où nous serons attendus- pour mieux débuter la visite dès 9h30 à SAINT-JEAN DE MAURIENNE.

    La journée est entièrement consacrée à la découverte des richesses patrimoniales et artisanales de la ville.

    Quelques mots sur l’histoire de Saint-Jean de Maurienne depuis ses origines

    • La ville apparaît dans l’histoire au 6e siècle, sous le nom de Morienna.
    • La bourgade retient l’attention du roi burgonde Gondran (fils de Clotaire 1er roi des Francs et par conséquent petit-fils de Clovis) en guerre contre les Lombards ; il veut la soustraire ainsi que toute la vallée à leur domination. Cela passera par le biais d’une promotion dans l’ordre ecclésiastique.
      Alors que la petite chrétienté des origines est dans la mouvance de l’évêque de Turin, au-delà des monts, Gondran obtient des évêques réunis en synode en 579 à Chalon-sur-Saône la création à Maurienna d’un nouveau diocèse dont Felmase est élu comme premier évêque, rattaché à l’archevêché de Vienne ; une habile manœuvre de Gondran qui lui permet d’évincer l’évêque de Turin.
      La cité de Maurienne devient alors la capitale de la vallée.
      Par la même occasion, Gondran entend rendre hommage au saint précurseur Jean-Baptiste qu’il vénère particulièrement. Il peut compter sur l’appui fervent de la population. Thècle (devenue sainte Thècle), simple paysanne de Valloire ne vient-elle pas de rapporter d’Alexandrie (Egypte) après un long pèlerinage en Terre sainte, une insigne relique : un doigt de ce saint Jean dont le Christ a reçu le baptême ?
      Et cette légende traversera les siècles.
    • A souligner que le blason de la cité porte « d’azur à la main droite bénissant d’argent, vêtue de même » – et jusqu’à la plus célèbre entreprise du pays, Opinel, pour avoir gravé cet emblème sur ses couteaux -.
      De cette lointaine époque date l’habitude de rebaptiser Morienna en Saint-Jean, appellation officielle à partir du 11e siècle. Les Mauriennais n’ont cependant pas oublié Gondran : en témoigne, le nom de la commune de Villargondran sur la rive est de l’Arvan.
    Saint-Jean-de-Maurienne-Blason-de-la-citee
    • Il est moins aisé de déterminer à quelle époque l’évêque a cumulé autorité religieuse et politique avec le titre de comte du petit état de Maurienne. Encore fallait-il ne pas abuser du pouvoir. Ce fut pourtant le cas sous l’évêque Aymon d’Urtières qui provoque la fureur des Arvans qui descendent de leurs montagnes et mettent à sac la ville et l’évêché. Il ne serait rien resté du pouvoir de l’évêque Aymon sans l’intervention de son suzerain le comte Edouard de Savoie dont les ancêtres, dès la fondation de la dynastie en l’an Mil par Humbert aux Blanches Mains, se prévalaient du titre de comte de Maurienne. Pour le remercier d’avoir maté la rébellion en 1327, Aymon le constitue comme son associé et coseigneur.
    • C’est au 11e siècle sous le seigneur Humbert aux Blanches Mains, fondateur de la maison de Savoie dont SaintJean fut le berceau, qu’une cathédrale est construite sur l’ancienne église. Saint-Jean-Baptiste devient alors le véritable épicentre de la ville qui s’organise autour d’elle et la façonnera jusqu’à nos jours.
    • C’est en 1768 qu’est mis fin officiellement à la coseigneurie, lorsque la dynastie des comtes de Savoie impose son autorité. A cette date, au terme d’une spectaculaire ascension, les descendants du comte de Savoie sont devenus rois du Piémont-Sardaigne.
    • En 1860, Saint-Jean-de-Maurienne devient française et le restera.
    • Saint-Jean de Maurienne reste cité épiscopale jusqu’en 1966. La ville s’affirme aussi comme un centre de foires et de marchés, doté d’une gare dès 1856. Elle compte aujourd’hui un peu plus de 8 000 Saint-Jeannais.
    • On y trouve un patrimoine religieux important lié à la présence de l’évêque.
      Conçu au 6e siècle pour accueillir les reliques de Saint-Jean-Baptiste, l’ensemble épiscopal (lié à l’évêque) a conservé son plan initial : face au palais épiscopal, la cathédrale est flanquée de l’église Notre-Dame.
      Au 15e siècle, les évêques font ajouter un cloître, des voûtes et un chœur gothique, des stalles.
      En 1771, les princes de Savoie font construire le porche actuel, dans le style néo-classique.
      En 1958, on découvre une crypte, composée de deux salles, dont la décoration des chapiteaux est un bel exemple d’art roman primitif.
      Le palais épiscopal édifié en face de la cathédrale, présente pour l’essentiel un décor du 18e siècle. Le grand salon, rare exemple en Maurienne d’art baroque civil, reçoit des expositions.
      Un musée d’archéologie, d’art religieux et d’arts et traditions populaires, présente notamment une très riche collection de costumes locaux.
    • Bien avant que la grande industrie ne fasse de la vallée l’un des hauts lieux de la production d’aluminium, on y trouve une foule de petits métiers.
    • Plus que tout, la capitale de la Maurienne développe aujourd’hui son activité touristique.

     En matinée, nous serons guidés (en alternance) dans :

    • La cathédrale Saint-Jean Baptiste, le cloitre et la crypte
      Le gros œuvre de la cathédrale a été bâti au 11e siècle. Située au cœur de la cité, elle possède l’une des plus vieilles charpentes de France, puisque plusieurs fermes de sa toiture ont pu être datées avec précision : les bois en ont été coupés à l’automne 1074 ou 1075 !
      Le cloitre ajouté vers 1450 par les évêques ainsi que des voûtes, un chœur gothique logeant un riche ciborium (construction, parfois un objet mobilier, destinée à protéger et mettre en valeur un autel, un reliquaire ou, spécifiquement, l’armoire où est déposé le ciboire) et des stalles. Le cloître est situé entre la cathédrale et le réfectoire des chanoines. Il est couvert d’une voûte de tuf renforcée par des arêtes de gypse,
      un matériau très utilisé localement.
      Le porche, construit au 18e siècle par les princes de la maison de Savoie, pour accueillir sculptures et cénotaphes de trois comtes de Savoie, Humbert aux Blanches Mains mort en 1048, d’Amédée Ier mort en 1051 et de Boniface mort en 1203.
      La crypte, sous le chœur, bâtie au début de l’âge roman mais redécouverte en 1958 ; accessible depuis la travée sud du cloître. Sans doute a-t-elle été aménagée pour accueillir les reliques de saint Jean-Baptiste.
      Les 82 stalles de la cathédrale, chef d’œuvre de l’art gothique en noyer, datées de 1498 et attribuées à Pierre Mochet. Les stalles abritent des représentations des apôtres et des prophètes.
      Le clocher, un ancien donjon capitulaire ayant perdu sa flèche gothique en 1794.

    En Après-midi :

    • Visite guidée du Musée des costumes, arts et traditions populaire installé dans l’ancien Palais Episcopal des évêques de Maurienne pour découvrir les robes des vallées de l’Arvan et des Villards notamment qui figurent parmi les plus originales des Alpes.
      Dans l’ancienne chapelle de l’évêque est reconstitué un intérieur mauriennais à cohabitation. Evocation de la vie des mauriennais d’autrefois, des hommes simples comme des hommes célèbres tels que Docteur Fodéré, considéré comme « le père de la médecine légale, le Général Ferrier, un des pères de la télégraphie sans fil, Joseph Opinel, Pierre Balmain, le grand couturier…
      Une salle présente des collections d’archéologie, une autre est dédiée à l’art religieux, une enfin à l’histoire de la dynastie de Savoie.

    Visite libre du Musée Opinel pour découvrir sur près de 700 m2 l’histoire du célèbre couteau savoyard.

    Aperçu de son histoire :
    Le bâtiment historique accueillant le Musée Opinel a été construit en 1932 par Jean Opinel, forgerontaillandier comme son frère Joseph, le créateur du
    fameux couteau de poche.
    Après avoir quitté leur hameau d’origine de Gevoudaz dans la vallée de l’Arvan au début du 20e siècle, Jean, son fils Daniel puis son petit-fils Jacques ont fabriqué dans l’atelier de Saint-Jean-de-Maurienne, outils et couteaux, jusqu’en 1973 sous la marque Croix de Savoie.
    De 1973 à 1985 le bâtiment a ensuite servi d’atelier annexe de l’entreprise Opinel, elle-même déjà implantée dans les faubourgs de Chambéry depuis 1915.

    En 1989, Jacques Opinel, petit-neveu de Joseph, transforme le site de Saint-Jean-de-Maurienne en un musée privé et gratuit retraçant l’histoire de l’Opinel.
    En 2012, le renouveau du musée est lancé sous l’impulsion de la société Opinel et de Maxime Opinel, fils de Jacques avec la concrétisation d’une première phase de travaux d’agrandissement et de rénovation accompagnés d’une nouvelle muséographie dès 2013.

    Le musée est de nouveau agrandi en 2018 afin d’accueillir encore plus confortablement les 50 000 visiteurs annuels et proposer des expositions temporaires.
    Tous les articles de la gamme Opinel sont en vente à la boutique du musée.

    Contact

    Pour toute information complémentaire, merci de contacter Claudine PRORIOL :
    - par téléphone au 06 78 72 53 54 (sms de préférence).
    - par E-mail à cloproriol@orange.fr

    Photos
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    Détails de la sortie
    • Date de départ
      21 septembre 2019 5 h 50 min
    • Date de fin
      21 septembre 2019 18 h 45 min
    • Catégorie
    • Adresse
      38 Place de la Cathédrale, 73300 Saint-Jean-de-Maurienne
    • E-mail de contact
      cloproriol@orange.fr